Enquête sur la préparation des jeunes à la vie quotidienne dans la société – Résultats

Image : Kelly Sikkema / Unsplash.com

Les participants à la dernière enquête du School Education Gateway estiment que les compétences de la vie courante – savoir préparer un repas sain, dresser un budget – devraient être enseignées à l’école en privilégiant les approches transversales. Cette enquête révèle que les familles et le personnel enseignant sont les acteurs les plus importants dans l’acquisition des compétences de la vie courante chez les enfants – c'est-à-dire la capacité de ces derniers à faire face à des problèmes que tout un chacun peut rencontrer dans la vie quotidienne.

L'apprentissage tout au long de la vie est un processus actif qui revêt une grande importance au XXIe siècle. Cependant, en est-il de même en ce qui concerne l'apprentissage sur la vie ? Comment mieux préparer les individus aux aspects pratiques de la vie en société ? Savent-ils préparer un repas sain, dresser un budget et utiliser l'argent à bon escient, remplir des formulaires officiels, gérer leur temps ou encore rester en bonne santé et en sécurité ? Quand et où faut-il développer les compétences de la vie courante des individus et qui doit être impliqué dans ce processus ?

L’objectif de cette enquête était d’évaluer les pratiques et les opinions sur le sujet des compétences de la vie courante. Cette enquête a été menée sur le School Education Gateway du 19 mars au 9 mai. 547 réponses ont été collectées dans 37 pays. 78 % des sondés sont des enseignants ou des chefs d’établissement.

1. Dans quelle mesure êtes-vous ou n’êtes-vous pas d’accord avec cette déclaration : « Les compétences de la vie de tous les jours, telles que la préparation de repas, les finances et la gestion s’acquièrent naturellement et il n’est donc pas nécessaire de les enseigner à l'école ».

Graph 1

75 % des répondants ne sont pas d’accord ou pas du tout d’accord avec l’idée que les compétences de la vie courante sont assimilées spontanément et qu’il n’est donc pas nécessaire de les enseigner à l’école. À l’inverse, environ 16 % des sondés sont d’accord ou tout à fait d’accord avec cette affirmation, tandis que 9 % n’ont pas d’opinion claire sur le sujet.

2. Selon vous, quel acteur joue le plus grand rôle pour développer les compétences de la vie de tous les jours des enfants ?

Graph 2

Les réponses indiquent très clairement que les membres de la famille sont les acteurs les plus importants en matière d’acquisition des compétences de la vie courante chez les enfants (86 %). Ils sont suivis par le personnel enseignant (56 %). L’implication des acteurs du tissu local, comme le personnel des clubs de sport, des associations, des groupes religieux et des bibliothèques est jugée aussi importante que celle des spécialistes scolaires comme les coordinateurs de l’éducation spécialisée et les conseillers pédagogiques. Ils recueillent chacun 13 %.

3. Les compétences de la vie de tous les jours devraient-elles figurer sur le programme d'études ?

Graph 3

Nous avons demandé aux sondés s’ils considéraient que les compétences de la vie courante devaient faire partie des programmes scolaires, et si oui, sous quelle forme. 15 % des personnes interrogées sont contre l'inclusion des compétences de la vie courante dans les programmes scolaires – soit parce que ces compétences doivent, selon elles, faire partie de l’éducation non formelle (12 %), soit parce que les programmes sont déjà surchargés (3 %) –, mais une large majorité (86 %) affirme que ces compétences doivent faire partie des programmes. Près d’une moitié des répondants (47 %) s’accordent sur l’idée que les compétences de la vie courante doivent être abordées selon des approches transversales, 27 % pensent qu’il devrait exister une discipline distincte dédiée à ces compétences et 11 % estiment que les matières existantes pourraient être élargies afin d’inclure ces compétences dans le cadre d’une approche intégrée.

4. À quel âge l’enseignement des compétences de la vie de tous les jours est-il le plus utile ?

Graph 4

Un peu plus de la moitié des sondés (52 %) estiment que les compétences de la vie courante doivent être enseignées tout au long de la scolarité. 22 % des participants pensent qu’il vaut mieux enseigner les compétences de la vie courante à l’école primaire, 12 % dans le cadre de l’éducation et l’accueil des jeunes enfants, 11 % dans le secondaire inférieur et 3 % dans le secondaire supérieur. La répartition des réponses semble indiquer que les répondants estiment que l’apprentissage des compétences de la vie courante commence tout au début de la scolarité et doit se terminer avant la fin du secondaire. Il convient toutefois de regarder ces chiffres en tenant compte du profil des sondés et de les interpréter avec une certaine prudence. En effet, dans cette enquête, les enseignants du secondaire sont plus représentés (44 %) que ceux du primaire (24 %) et les données pourraient indiquer qu’ils ont tendance à penser que l'enseignement des compétences de la vie courante convient davantage aux premières phases de la scolarité.

5. Laquelle des réponses suivantes décrit le mieux « la vie dans la société » ?

Graph 5

Pour la majorité des participants (58 %), la « vie en société » a trait à la gestion efficace des questions et problèmes fréquemment rencontrés dans la vie courante, tandis que 39 % estiment que cela consiste à savoir apporter des réponses aux changements et aux défis majeurs de la vie. Trois participants sur dix considèrent que « la vie en société » recouvre la sensibilisation des élèves à leurs droits et leur responsabilisation en vue d’en faire des citoyens, tandis que deux participants sur dix y voient la promotion d’une santé physique et mentale équilibrée. Enfin, 16 % indiquent que ce concept est synonyme de changements d’attitudes, de pensées et de comportements.

Conclusions

La majorité des participants pensent que les compétences de la vie courante ne sont pas assimilées spontanément et qu’il faut donc les inclure dans l’enseignement scolaire, même si la responsabilité première de leur acquisition incombe aux parents et aux tuteurs. Plus précisément, plus de la moitié des sondés estiment que ces compétences devraient être enseignées tout au long de la scolarité. Les approches transversales sont les méthodes privilégiées (ces outils, projets et bonnes pratiques présentent des modalités pratiques de mise en œuvre). Les membres de la famille et le personnel enseignant sont vus comme les acteurs les plus importants dans l’acquisition des compétences de la vie courante. Ils sont suivis par les acteurs du tissu local et les spécialistes pédagogiques. Enfin, les résultats de l’enquête indiquent que pour la majorité des participants, la vie en société a trait à la gestion efficace des questions et problèmes fréquemment rencontrés dans la vie courante.

Annexe : rôle des sondés

Graph 6