Les écoles s’associent aux collectivités locales pour doter les élèves de compétences pour la vie

shutterstock / Andresr

Ce mois-ci, nous mettons à l’honneur trois projets qui ont réussi à mettre des établissements scolaires en relation avec des collectivités locales, dans le but d’apporter des contenus de qualité et des occasions d’apprendre aux élèves.

GAMES : une analyse générale sur l’impact des écoles étendues

GAMES était un projet de mobilité Comenius entre des services d’écoles étendus au Royaume-Uni et des établissements de Bruxelles. Leur coopération avait pour but de faire mieux connaître et mieux comprendre l’impact des services étendus apportés par les écoles sur le développement des enfants, avec la conviction que la coopération des écoles avec les collectivités locales ne vise pas seulement au bien-être des enfants mais aussi à l’acquisition de compétences qui leur serviront toute la vie.

Les participants insistent sur le fait que les « services étendus contribuent au développement de l’enfant dans sa globalité et sont une aide pour la famille dans son entier, ce que ne peut pas faire une école toute seule. » Ils soulignent aussi l’importance d’une planification qui tient compte des besoins des élèves plutôt de ce qu’ils ont besoin d’apprendre.

Un rapport visuel fait ressortir les principales idées et les bonnes pratiques, notamment la coopération avec des institutions culturelles et sociales au niveau de la collectivité, au sein de l’école et en dehors. Ce rapport en appelle aussi à une situation unifiée à l'intérieur de l’établissement, une coopération fructueuse entre les parents et l’école.

Enfin, un outil d’évaluation, Kijkwijzer 2.0, est disponible en néerlandais sur le site du projet. La version anglaise sera bientôt publiée.

Pour en savoir plus sur la démarche des écoles communautaires, allez sur le site du projet et téléchargez la brochure sur les écoles communautaires de Bruxelles, par le Centre éducatif de Bruxelles.

EducArte : une école dialogue avec la collectivité grâce aux arts

La CEIP de Prácticas nº1, un établissement situé au cœur de la ville de Malaga, mène actuellement un projet Erasmus+ pour permettre à des élèves de faire l’expérience de l’apprentissage en dehors des murs de la classe grâce à une collaboration avec des institutions culturelles locales.

Dans l'une de ces initiatives, les élèves et les enseignants participent à des ateliers pour se former à une approche globale et critique de l’art au Museo de Picasso à seulement 300 mètres de l’établissement. Cette activité favorise l’inclusion, ainsi que l’accès à l’art et à la culture pour tous. Le CEIP de Prácticas nº1 est une école multiculturelle où les enseignants cherchent à inscrire des activités culturelles dans les emplois du temps de leurs élèves. Selon la presse locale, l’établissement tire d’énormes avantages de son partenariat avec la collectivité élargie et attire de plus en plus d’élèves.

Parmi les autres activités : les élèves doivent mener des recherches sur les environs de leur école ; le théâtre et l’opéra à l’école, le tournage de films muets et des ateliers de flamenco, pour redécouvrir la culture andalouse. Vous pouvez parcourir leur page Facebook pour avoir une idée de leurs nombreuses activités créatives.

L’école a également transformé la « semaine culturelle »à laquelle participent de nombreuses écoles de la région, en semaine interculturelle. C’était une façon de saluer la diversité culturelle dans la communauté et de promouvoir la dimension européenne de l’établissement ainsi que son internationalisation. Les activités de l’école ont attiré de nombreux partenaires de différents secteurs, y compris des élèves de master venant d’une université danoise.

Ciencia viva : les jeunes et les villes écologiques avec le concours de la science et de la technologie

Cidades Sustentáveis (villes écologiques), incite des jeunes à aider leur ville ou quartier à devenir plus écologiques à travers des initiatives de STIM. Organisé par Ciencia Viva, l’agence nationale portugaise chargée de la promotion de la culture scientifique et technologique, le projet met des élèves de fin de primaire et du secondaire en relation avec des universités, des sociétés et des scientifiques locaux afin de mener des travaux sur le terrain. Selon les chefs de projet, de cette façon les élèves arrivent à faire le lien entre l’école et la réalité, en cherchant des solutions aux problèmes des communautés locales.

Au cours de l’année scolaire 2015-2016, plus de 30 établissements scolaires ont trouvé des partenaires locaux et intégré les sujets retenus aux programmes, ce qui a donné lieu à des projets éducatifs de qualité sur le sujet des STIM dans le contexte écologique. Actuellement, les thèmes vont de la qualité de l’air et de la réductions des émissions au traitement de l’eau et à la préservation de la forêt aux réseaux numériques. A la fin de l’année, chaque projet aura produit un site pour montrer les résultats de son étude.

Cette initiative est l’un des exemples de bonnes pratiques réalisées grâce au programme MARCH – Make science Real in sCHools (faire de la science une réalité à l’école), financé grâce au Programme d’Apprentissage tout au Long de la Vie. Le réseau a établi un environnement d’apprentissage collaboratif pour partager des contenus innovants et des pratiques d’excellence dans l’enseignement des sciences en Europe et promeut l’importance des sciences dans la vie de tous les jours et de la science comme outil pour développer la citoyenneté ainsi que l’emploi.

Pour en savoir plus sur la façon de faire des sciences une réalité à l’école, regardez un enregistrement d’un webinaire sur les pratiques d’excellence dans l’enseignement des sciences ou allez sur le site de MARCH.